Nouvel album de The Diogenes - Grunge punk politico débilos

Nouvel album de The Diogenes - Grunge punk politico débilos

Influencés par le rock des années 90, comme par l’anticonformisme du premier punk de la Grèce antique, on distille humour, cynisme et on offre une critique sévère de notre civilisation capitaliste en déclin, à travers un grunge-rock-punk psycho-aristocratique!

The DiogènesOn essaye de faire de ce groupe un outil de militantisme, on favorise les lieux qui s’opposent plutôt concrètement au capitalisme, à défaut d'essayer de diffuser un message anticapitaliste dans des lieux plus mainstream, éventuellement de pirater quelques des gros festivals par les off pour inviter gentiment à la décroissance, mettre en lumière les alternatives sociales et solidaires, dans des lieux parfois trop consensuels et aseptisés et plutôt que de se fondre dans le moule entrepreneur 360 de start’up musical qu’il faudrait être en tant que groupe de musique moderne pour être dans la norme industrielle, et dont on se fiche un peu dans The Diogenes, bien qu'on la subisse (dans la mesure de possible et avec autant d’humour et de dérision que nécessaire évidemment, si on choque trop la bourgeoisie elle n'entendra jamais rien).

Notre Album "Qui pourrait craindre le bien ?" est composé dans cette optique de morceaux rock construits par-ci par-là entre ces 2 dernières décennies et qui parlent de nos engagements, mais aussi de notre état émotionnel dans ce monde productiviste et qui se pense pragmatique !

Pillow - Parle de troubles mentaux, de l'isolement, de neuro atypie, du mauvais traitement de ces troubles par la médecine actuelle et de la difficulté de communiquer ce genre de souffrance.

Gluttony - Parle de l'extraction des ressources par sapiens et de la capacité de l'humain à exterminer l'ensemble du vivant au passage, en tentant vainement de sevrer sa gourmandise personnelle et sa quête déraisonnable de confort. Nous tellement qu'on est puissant chez Diogènes qu'on démystifie la croissance infinie a grand coup de refrain pop... BIM
On espère faire plus...

Religion Cathodique - est une critique du discours dominant véhiculé par les médias de masse qui fabriquent la propagande et les diktats de pensée de nos sociétés modernes, comme l'église en son temps et qui visiblement nous conduisent d'années en années vers une nouvelle forme d'inquisition ou autre dérive tyrannique et sanglante héritée de la folie paranoïaque fermentée, (cent ans d'âge assurée au moins) maintenant recyclée dans l'esprit de notre bourgeoisie moderne apeurée.

Tiny Lighted Window - C'est un morceau qui rend hommage à ce qu'il y a de beau, l'amour, les arts, le vivant, l'humain parfois quand il n'est pas dans un combat pour la domination, et sur la nécessité de regarder dans cette direction pour ne pas sombrer et retrouver un peu de sens.

The Lord - C'est une critique des privilèges que la société offre aux mâles, c'est une critique de l'agressivité, de l'excès de tolérance de nos organisation a son égards, de son usage tordu comme réflexe de défense, une critique du patriarcat, des codes publicitaires imposés comme modèle et qui tentent définir ce qu'est sensé être un homme, bien que ça ne veuille certainement rien pouvoir définir de concret tant la case est large, variable. Des codes et comportements malheureusement largement trop repris en coeur par beaucoup de tartes qui semblent alors désirer rentrer dans ces moules hollywoodiens, malheureusement également usités comme base réflexion critique par certains mouvements militants, ces codes essentialistes restent à nuancer tant ils cloisonnent plus qu'ils ne favorisent l'émancipation, ils réduisent au stade de consommateur, de caricature, un groupe d'individu composé d'un panel de psychés humaines bien trop variés, complexes et nuancées que ces caricatures pourtant si souvent incarnées avec plus de ridicule encore que certains des modèles des films d'action dont ils s'inspirent...Cette folle ambition de résumer l'individu à une case consumériste totalement vide de sens peine à ouvrir des débats, quel que soit le sujets de société, ce réflexe semble stimuler le cloisonnement et le replis plus que l'échange constructif.

Néo-libéralise moi - C'est une critique de l'empire Néo-libéral, qui ne voit en toute choses/êtres que sa seule utilité, son intérêt dans l'empire. Tout n'est qu'outil, on doit bien faire marcher la machine infernale du capitalisme, broyant le prolétariat, codifiant tous les comportement pour les faire plier aux lois du consumérisme, en s'accaparant toutes les ressources en fantasmant ce droit abstrait de propriété et ces lois de concurrence comme des absolus, naturels et incontournables. Le pouvoir aux mains du monde industriel ne manque pourtant pas de preuve de son incompétence alors si nous avons, malgré nous, élevé un esprit pragmatique il serait temps de s'en servir pour changer de maîtres a défaut de supprimer l'asservissement.

The Hole - C'est un morceau qui aborde la dépression, la difficulté qu'on peut éprouver d'en parler autour de soi, du "confort" relatif que ça procure de ne pas tenter de s'en extirper, du fait de s'atomiser l'esprit en injectant toutes formes de poisons addictifs (bouffe et médicaments compris) pour détourner le regard, de l'attraction démesurée pour cet abîme et de l'aide pourtant décriée de notre volonté qui sait pourtant parfois aider à offrir du mou quant à l'attraction vers ce gouffre, quand on arrive quelque peu à élever cette volonté en nous-même et qu'on ne s'interdit pas de penser que notre modèle de société est un des plus gros facteurs de dépression, bien plus certainement que toute la toxicité que tu peux imaginer porter à l'intérieur de toi.

Beyond myself - C'est sur les sautes d'humeur d'un égo éduqué a l'heure du néo-libéralisme ultra technologique et social qui ne peut osciller qu'entre une estime démesurée qui s'imagine porter le génie en toutes circonstance (les semaines pairs) et qui tombe au plus bas (les semaines d'après), se pensant incapable alors du moindre mouvement, ça parle également de la nécessité de faire appel à la raison et à la mesure pour ne pas trop subir ces formes de bipolarité sociétales.

Pink Song - C'est une chanson d'Amour, un hommage à la douceur qu'on maintient en nous en dépit des coups qu'on reçoit et de la violence sociale et sociétale qu'on subit dans ce monde brutal. C'est une ôde à la force réelle (pas celle imaginée par les publicitaires à tendance masculiniste) qu'il faut pour continuer à aimer et enfin c'est une prise d'otage de Math qui rend hommage à sa bien aimée en espérant que le message puisse résonner de manière plus universelle quand même.

Touche ma bite - C'est aussi une chanson d'amour... Non, c'est un morceau satirique qui se moque du pop punk des années 90/2000 qui n'avait pas grand-chose à voir avec le mouvement punk d'origine... Les chansons n'avaient pas de dimension politique, ça parlait plus de sexualité, sans remise en question des privilèges masculins, des codes de domination, du capitalisme, et qui semblait d'ailleurs, à ce moment-là devenir la bande son du libéralisme plutôt qu'un poil à gratter, même des plus doux... Et qu'on a pu incarner bien malgré nous, élevés à grand renfort de pub DOP, séries américaines et de MTV... C'est aussi un hommage à Diogène de Synope qui voulait vivre comme un animal (C'est-à-dire le plus éloigné possible des conventions sociales.) et qui (entre-autre) se masturbait sur la place publique.

Sacrifice à Dieu - C'est une critique sur le ton de la dérision et de la satyre, de la domination, c'est un constat de la malédiction du pouvoir sur l'Humain, cet attrait qui existe en sapiens qui prend trop de place dans les organisations humaines, qui empêche toute forme de justice, de raison, d'émerger. Chez Diogene si on devait sacrifier quelque chose, ce serait plutôt à Lucifer que nous l'adresserions, mais comme il est plus libre et moins borné que dieu, il n'attendrait certainement aucun sacrifice, si ce n'est probablement celui des privilèges, qui par essence demeurent injustes et déjà diablement lourds à porter pour celles et ceux qui en subissent le poids sans qu'à aucun moment le privilégié ne ressente l'inconfort chez cet autre (si mal défini) qui recherchera peut-être quelqu'un en dessous encore pour se délester de ce poids et pour que la seule chose qui ruisselle dans ce modèle soit cette maudite habitude de trôner plus que de détrôner et déraciner toute possibilité de pouvoir des un.e.s sur les autres.


Article de The Diogenes
Communiqué de presse

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