Akiavel à l'Altherax, le 20 novembre 2021

Akiavel à l'Altherax, le 20 novembre 2021

Akiavel est un groupe de Death Metal, originaire du Var, créé en 2018, avec Chris à la guitare, Jay à la basse, Auré au chant, et Butch à la batterie.

Akiavel
Après un 1er album 'V', en février 2020, un nouvel opus 'Vae Victis' est sorti en avril 2021. Akiavel a fait sa première apparition au festival Hellfest Off de Clisson en juin 2019 et a partagé la scène avec Stéphane Buriez de Loudblast.

Une entrée en matière complètement démente avec 'The Witness'. Nous sommes absorbés dans une incroyable tourmente. Les techniques de growl et de scream d'Auré sont parfaites. De plus, elle passe de l'une à l'autre sans difficulté. Question growl, elle n'a rien à envier à Alissa White-Gluz (chanteuse d'Arch Enemy). La guitare balance un riff mélodique ténébreux, tandis que la rythmique diffuse une dynamique heavy et percutante. 'Bind Torture Kill' propose une instrumentation féroce, distillant une atmosphère tragique. Auré affiche une présence démoniaque. Incontestablement, elle est la magicienne noire, forte de son pouvoir, haineuse et vengeresse. Avec ses couettes de collégienne, elle me fait penser à l'héroïne perfide du film 'Esther'. Avec 'My Lazy Doll', l'ambiance demeure étouffante, chargée de funestes promesses. Les variations de tempo, alliées à une vitesse d'exécution remarquable, sur 'Mommy', sont très réussies, tout autant que sur 'Zombie', sur laquelle Chris livre une envolée death mélodique envoûtante, consolidée par une rythmique acharnée et oppressante. Avant d'interpréter 'Kind of Requiem’, Auré frappe du pied à plusieurs reprises le sol, et arbore son sourire le plus sournois. Cependant, pour la première fois, au cours de la chanson, alors que la musique devient plus calme, laissant la place à une mélodie mélancolique, Auré s'accroupit et pose un genou sur la scène et susurre. Il y a un côté presque tragique. Est-ce que le monstre aurait des remords ? Est-ce qu'il sent le poids de la solitude engendrée par sa condition ? Mais le doute est rapidement balayé. Elle a choisi son camp et elle l'assumera, avec détermination. La brutalité instrumentale a repris ses droits et emporte tout tel un tourbillon. Auré demande à l'assistance si elle connaît Richard Ramirez. Ce tueur en série américain avait dessiné des pentacles sur les paumes de ses mains et croyait être un démon. 'Pentagram Tatoo' est ainsi annoncée. Les riffs sont acérés, impitoyables et mordants, sur une cadence impétueuse et débridée. Pour le dernier titre, 'Frozen Beauties', les 2 mains jointes, en retrait derrière Chris, Auré attend son moment, comme le prédateur sa proie. Une musicalité cinglante, nimbée d'une virtuosité d'une intense noirceur, jusqu'à nous glacer le sang vient nous étreindre. Devant les acclamations insistantes du public pour que se poursuive le show, Akiavel choisira d'interpréter 'The Lady Of Death'. Un excellent final avec cette chanson qui sied merveilleusement à la prestation d'Auré, remarquable de théâtralité, tout au long du live. Sans aucun artifice, elle a su incarner cette Lady of Death et devenir une nouvelle égérie dans la sphère internationale du death metal mélodique, secondée par un trio de musiciens de haut vol. 

Sans recourir à un quelconque stratagème machiavélique, Akiavel s’impose par son univers d’une noirceur extrême, en créant des titres puissants, structurés et techniquement maîtrisés.

Setlist :
- The Witness
- BTK
- My Lazy Doll
- Mommy
- Zombie
- Comrade
- Kind of Requiem
- Pentagram Tatoo
- Frozen Beauties
- The Lady Of Death

Article de Nathalie Bellesso
Auteure de la trilogie d'heroic fantasy "Les Véritables"
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