One Credit Left, l'album de IANWILL
Un pur concentré de death metal mélodique !
IANWILL est un groupe parisien, formé en 2009, de metalcore et de death metal mélodique. Après 2 EP, en 2011 et 2013, qui recevront des retours positifs, le groupe change de line-up en 2016 et continue à se produire sur les scènes.
One Credit Left , leur premier album autoproduit, mixé et masterisé par Florent Salfati chez Homeless Records, sort le 27 octobre 2019, avec Audrey Ebrotie au chant, Michael Gerardin et Tom Segur à la guitare, Mathieu Gelinotte à la basse et R.U.L à la batterie.
Dans cet album, il est question de la fin inéluctable de l’humanité. Déclenchée par la cupidité, la rupture de l’équilibre environnemental, notre extinction est proche. Malgré la sombre menace, pour autant, cet effondrement annoncé est synonyme de nouveau départ : « This is not the end but a new beginning », pour ramener la pureté : « to bring back purity » (Blackout). Il n’y a pas d’autre alternative puisque l’humain est la principale nuisance et doit être détruit : « We are the prominent nuisance which needs to be destroy » (The Ultimate Paradox). Cependant, l’espoir d’un possible existe en trouvant le remède et en nous créant nos propres perspectives : « Let’s find together the remedy, to create our own perspectives » (Above Fears). Il est temps de se prendre en main et de ne pas abandonner son destin aux commandes de leaders peu scrupuleux et avides, dont le seul but est d’asservir les peuples pour les modeler suivant leurs desseins. Pour cela, il faut réinventer le monde. Par peur du changement, il est tellement plus facile de se conformer, de rester dans le confort d’une vie médiocre : « Like them you blend in, keep walking in the same wrong direction, in the same boring life » (The Urge). Il est impératif d’ouvrir les yeux, car bientôt il sera trop tard : « Open your eyes », « It’s now or never » (Insidious Mind). Le réveil n’est pas venu et tout espoir est définitivement vain ! Le message est intéressant, en résonnance avec le véritable enjeu sociétal actuel, à savoir notre survie. Il s’appuie sur le fait que nous avons le pouvoir, mais que l’homme n’est pas prêt à évoluer. Merci pour ces textes avec un réel contenu ! Pour exprimer toute cette rage devant cette humanité, qui s’est sabordée et qui est incapable de réagir face à l’inévitable, le groupe déploie une intensité et une ardeur bouillonnante. Dès le premier titre, avec « Blackout », on est projeté dans cette diatribe vindicative. À souligner, la très jolie section mélodique, à 2’25 de cette intro, peut-être l’unique morceau de quelques secondes de calme de l’album, hormis le final de : « Endpoint Foreseen » qui sonne notre glas. Tous les instruments s’imposent avec une furieuse efficacité. La batterie offre une rythmique impeccable, avec des séquences déchaînées et un bon soutien de la basse. Les deux guitares s’unissent et s’harmonisent pour nous proposer des variations effrénées et mordantes. Audrey alterne avec brio growls et chants limpides dans certaines chansons et seulement du growl pour les autres.
One Credit Left est sans conteste une création à fort potentiel ! L’énergie qui s’en dégage est agressive ; les compositions sont assénées comme des coups de poing, avec une incroyable intensité. Dans la lignée des Suédois d’Arch Enemy, Ianwill a sa place parmi les grands du death metal mélodique. On leur souhaite de poursuivre avec succès sur cette voie.
Tracklist :
1 Blackout
2. Elements Collide
3. Above Fears
4. The Ultimate Paradox
5. Perspectives
6. Fighting The Odds
7. The Shining
8. The Urge
9. Insidious Mind
10. Black Roses
11. Endpoint Foreseen
Article de Nathalie Bellesso
Auteure de la trilogie d'heroic fantasy "Les Véritables"
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